Des travaux récents dans la psychologie de la créativité montrent (Dean K. Simonton, 2020) que l’effet de quantité – produire beaucoup d’idées – augmente mathématiquement l’émergence de solutions originales. Contrairement au brainstorming où le collectif engendre parfois de la conformité (source : “Groupthink”, I. Janis), le brainwriting solo permet justement d’explorer des sentiers moins battus, sans mesure sociale.
Des chercheurs de l’Université de Pennsylvanie ont aussi montré que mettre par écrit ses idées améliore leur robustesse (en réduisant le biais de récence) et permet une meilleure évaluation à froid, soit l’essence du principe de “distance psychologique” bénéfique à l’innovation (“Journal of Experimental Psychology”, 2018).
Du point de vue managérial, les startups et entreprises innovantes intègrent de plus en plus le brainwriting individuel à leurs processus : chez 3M ou Lego, il est fréquent de demander aux collaborateurs d’apporter déjà en atelier des séries d’idées pré-écrites issues de sessions personnelles – preuve que la méthode est reconnue pour sa valeur ajoutée (source : Harvard Business Review, 2023).