Paperboards, post-its et feutres de couleurs : l’alchimie historique
On retrouve quasi systématiquement l’alliance paperboard et post-its dans toutes les variantes du design thinking en collectif (source : Hasso Plattner Institute). Leur excellence tient à leur maniabilité, leur capacité à matérialiser la pensée mouvante, et la possibilité d’impliquer physiquement chacun.
- Paperboards : offrent une vue d’ensemble évolutive. Idéal pour les timelines, journey maps, schémas de brainstorming ou frises d’idéation.
- Post-its : créent une surface dynamique pour les idées, autant pour diverger (phase créative) que converger (vote, priorisation). Les couleurs aident à catégoriser, hiérarchiser, visualiser la diversité.
- Feutres de couleurs : différencient les voix, attirent l’œil, rendent les idées mémorables.
L’interactivité physique stimule les profils les plus réservés, l’écriture manuscrite favorise la mémorisation (Le Monde, 2021). Les parois vitrées, tables blanches effaçables ou rouleaux de kraft mural peuvent compléter l’espace pour aller vers le grand format et l’immersion complète.
L’expressivité des mind maps et sketches
Schetcher un parcours utilisateur ou construire une mind map permet de relier rapidement des concepts, d’enrichir les liens entre étapes et d’illustrer des situations complexes. Le visuel, même sommaire, facilite la projection : face à une carte mentale, les connexions sautent aux yeux, les associations inédites se dessinent.
- La mind map offre une vision radiale (idéal pour explorer un problème ou éclater un thème en sous-axes)
- Le sketch, même maladroit, donne corps à un parcours ou à un objet (“si tu ne sais pas l’expliquer, dessine-le”)
- Le storyboard fictionnalise l’expérience utilisateur, rendant tangible l’abstrait (utilisé sur les murs lors des ateliers SPRINT de Google)
Ces supports ne demandent aucun talent d’artiste, mais ils transforment la session en expérience collaborative où l’on manipule le sens autant que le contenu.